LE SUPÉRIEUR GÉNÉRAL ET 
LE CONSEIL CENTRAL

 CONSEIL CENTRAL 2023 - 2028

De g. à d. : Juan Ramón Moncada Paz, p.m.é., 3e assistant; Ergete Tesfaye, p.m.é., Supérieur général;  Bertrand Roy, p.m.é., 1er assistant et Vicaire général; Pedro Emilio Ramírez Ramos, p.m.é., 2e assistant.


À l’issue de leur XVe Assemblée générale qui s’est tenue à la Maison Centrale de la Société des Missions-Étrangères de la Province du Québec du 5 au 15 juin 2023, les membres de l’Assemblée ont élu un nouveau Supérieur général et trois assistants qui formeront le nouveau Conseil central pour un mandat de cinq ans.

SUPÉRIEUR GÉNÉRAL


C'est avec plaisir que nous vous annonçons que  Ergete Tesfaye, p.m.é. a été élu Supérieur Général de la Société des Missions-Étrangères pour un mandat de cinq ans.


Célébration de clôture de la XVe Assemblée Générale


Homélie d’Ergete Tesfaye, p.m.é.
Laval, jeudi 15 juin 2023


Lors de l'assemblée générale de 2018, j'ai participé en tant qu'invité. Tout au long de l'assemblée, j'entendais des commentaires selon lesquels mon nom était mentionné à plusieurs reprises comme prochain vicaire général. Je me sentais très mal à l'aise à ce sujet et je continuais à demander au Seigneur de me délivrer de cette tâche. Un soir, j'ai reçu un appel longue distance de mon frère aîné. Après avoir échangé des salutations, il m'a demandé comment allaient les affaires. Je lui ai fait part de mon inquiétude et du sentiment de lourdeur que j'éprouve à propos des élections. Après m'avoir écouté...

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101e ANNIVERSAIRE DE FONDATION

Le 2 février, les résidents de la Maison centrale ont fêté le 101e anniversaire de fondation de la SMÉ lors de la célébration eucharistique de la Présentation du Seigneur au Temple. Cette célébration fut présidée par Mgr Pierre-Olivier Tremblay, OMI, évêque auxiliaire et administrateur du diocèse de Trois-Rivières. Voici le mot de bienvenue prononcé à cette occasion par Roland Laneuville, supérieur général :
 
« Pour son 101e anniversaire de fondation, la SMÉ continue de se présenter au Temple et à la Mission avec le Seigneur. Cette célébration ne se veut pas une clôture de centenaire et de la lumière qui a brillé sur nous, mais elle évoque la splendeur que cette lumière du Christ nous donnera. [Le chiffre] 101, c’est comme une promesse d’avenir. Pour ce faire, qui mieux que le jeune évêque Pierre-Olivier Tremblay en nouveau Syméon pour nous accueillir au Temple ? »
 
« Pierre-Olivier n’est pas nouveau chez nous. Proche de nous, de notre programme de formation, dans le colloque à Québec et pour le message de l’AECQ pour notre centenaire. Bienvenue Pierre-Oliver pour cette célébration de la Chandeleur que nous vivons en solidarité avec toute l’Église, qui est aussi la Journée mondiale de la Vie consacrée qui se fait présente parmi nous par l’icône de la Présentation au Temple, symbole du Carrefour Intervocationnel (PRI) qui a maintenant ses bureaux chez nous. » 
 

Pour la version audio de l’homélie de Mgr Tremblay, cliquer sur le lien suivant :https://photos.app.goo.gl/9NXQBAKnBM5EzznbA


BÉNÉDICTION DU JOUR DE L'AN 2022

Chers ami-e-s, dans la tradition canadienne du Jour de l’an, c’est l’aîné-e de la famille qui demande au père ou à la mère de bénir toute la famille.  C’est ce qui se produit cette année pour la famille SMÉ.  Le Groupe local du Canada a demandé la bénédiction du Supérieur général; celui-ci la donne à toute la famille.
 
Elle est triple, cette bénédiction.  Non pas d’un côté à l’autre, à la façon épiscopale, mais bien triple, pour les trois langues, et double : Urbi et Orbi! Urbi pour le Canada, et Orbi pour les groupes locaux dispersés par le monde.
 
May God bless you all, keep you in good health in these uncertain times and this uncertain planet. Whatever ups and downs may happen in the coming 365 days, may you rest assured that you are God’s blessed children.
 
« May the road rise up to meet you, as the ancient Celtic prayer goes, May the wind be always at your back. May the sun shine warm upon your face, the rains fall softly upon your fields and may God hold you in the palm of His hand. »

 
Encomiendo al Señor la misión de cada uno y cada una.  Quizás esa misión será la que Uds. prevén. O quizás será otra, la que Dios quiere. Poco importa.  Florezcan donde Dios les planta. O les trasplanta.  A su vez siembren la buena palabra en los surcos que se les presenten. ¡Donde quiera Dios!

Feliz Año Nuevo! Happy New Year ! Bonne et Heureuse Année !

Roland Laneuville

Être centenaire pour une personne, c’est tout un événement.  Atteindre un premier centenaire pour une Société missionnaire, c’est court, mais ça mérite d’être souligné comme une humble contribution au rayonnement de l’Évangile dans le monde.
 
Le 2 février 1921, des Évêques catholiques se réunissaient à Québec et annonçaient la naissance d’une Société missionnaire.  En rétrospective, nous voyons des pionniers assurer les premiers pas du nouveau-né, éduquer les jeunes recrues à leur mission, les envoyer vers des terres inconnues, fortifier leur marche, réussir certains engagements, en voir d’autres écourtés.  Durant ce temps, la mission s’étend de l’Asie à l’Amérique latine et à l’Afrique, l’appartenance devient internationale et s’étend aux laïques associé-es.  Ainsi va la vie d’une petite institution dont l’identité vivante traverse le siècle.  
 
Le geste de fondation suivait une période difficile, nommée la grippe espagnole.  Un siècle plus tard, nous vivons une pause, nommée COVID-19.  Notre mémoire de la fondation ne se réalisera donc pas dans de grands rassemblements festifs, mais de façon plus réduite en respectant les directives sanitaires des différents pays où nos groupes locaux sont engagés.  Notre reconnaissance du passé sera malgré tout un Magnificat bien senti.  Notre solidarité actuelle entre membres et associé-es se fera plus virtuelle.  Réjouissons-nous de ce cadeau des réseaux sociaux, inimaginable il y a un siècle. 
 
Ce temps de pause nous amène à tirer des leçons du passé et à adapter notre mission aux signes des temps.  Bien déterminés à rester des témoins et des présences vivantes de l’Évangile, aujourd’hui et demain, nous restons disponibles à l’Esprit qui insuffle notre élan missionnaire et nous oriente vers plus de télé-mission.  Chantons à l’unisson l’hymne du Centenaire :
 
« Missions-Étrangères
Famille d’amis
Amis de la Terre
Et des appauvris,
Les seize pays
Où tu as grandi
Te souhaitent de tout cœur
Mille ans de bonheur! »
 
Roland Laneuville
Supérieur général
Le 2 février 2021


Dimanche missionnaire 2020


Chers membres, associés et amis de la SMÉ,


Permettez-moi - ou pardonnez-moi - un saut de cinq mois: de la Pentecôte au dimanche missionnaire. En effet, je voudrais que ces lignes soient à la fois un suivi du message que j'ai livré à l'occasion du dimanche de la Pentecôte et un nouvel encouragement à chacun-e alors que, d'une manière ou d'une autre, nous sommes tous encore blessés et affectés par la pandémie du Covid-19. 

Réconfortons-nous les uns les autres et cherchons la consolation du Saint-Esprit en ce moment, alors que nous avons besoin de nouvelles forces et motivations dans nos activités missionnaires. À la Pentecôte, j'ai imploré trois dons du Saint-Esprit qui pourraient nous être utiles à tous pour surmonter cette période de crise sans précédent: le don de la résilience, pour nous donner l'énergie de rebondir face à une expérience traumatisante; le don de la solidarité, pour nous aider à maintenir nos «inters» tout en vivant distanciation sociale, confinement et anxiété; enfin le don de la communication pour maintenir nos ministères et préserver notre mission à travers les médias sociaux et la «Télé Mission». 


Comment se porte la SMÉ? Comment se porte chacun de nous concernant ces trois niveaux de notre vie?
Au cours des derniers mois, afin d'accompagner tous nos missionnaires, le Conseil central a délégué les Services généraux du SAMIC (Marie-Laure) et de la Formation permanente (René) pour entrer en contact avec chaque Groupe Local leur demandant de partager leurs expériences liées à la pandémie en lien avec la résilience, la solidarité et la communication. Ils ont fait un travail extraordinaire en contactant chaque Groupe Local et ils ont partagé lors de la récente réunion du COCO ce qu'ils ont recueilli de chaque groupe: une immense richesse d'expériences!


Vous avez tous pratiqué un degré élevé de résilience au milieu de la pandémie. Tout en faisant preuve de prudence, vous avez manifesté de la créativité pour donner un sens à l'expérience que vous vivez. Beaucoup d'entre vous ont pu profiter de cette occasion pour faire bon usage du temps et réfléchir profondément sur le sens, le but et le mystère de la vie. Votre temps avec Dieu et votre vie communautaire sont devenus vraiment une source de résilience personnelle, faite de guérison et de croissance.


Certains d'entre vous ont été confrontés à la réalité de la pandémie lorsque des proches ou des amis ont été infectés. L'empathie et la solidarité accompagnées de la prière constante des membres du groupe sont devenues une source d'espoir et de consolation pour ceux et celles qui traversaient ces moments d'anxiété.
 
Ce dont vous avez été témoins peut être résumé par l'expérience de sainte Thérèse de Lisieux, dont nous avons célébré la fête il n'y a pas longtemps. Pour elle, l'amour de Dieu nous permet non seulement de rebondir de nos souffrances, mais aussi de nous éloigner d'une préoccupation excessive de soi et de nous intéresser à la vie des autres. Avant l'élaboration du concept, sainte Thérèse a rebondi après les traumatismes de son enfance et a effectivement pratiqué la résilience. Plus près de nous, dans le SMÉ, je chéris la mémoire de Mgr Gustave Prévost. Rappelons-nous comment il a pratiqué la résilience face aux conditions qui lui étaient imposées (et à bien d'autres confrères) lorsqu'il a été emprisonné en Chine pendant de nombreuses années. Au lieu de récriminer contre les conditions que nous impose l'infâme Covid-19, puissions-nous développer notre propre discipline de vie et grandir dans la liberté intérieure.


Pendant ce temps, avons-nous reçu le don de solidarité dans nos communautés et dans nos « inters »? D'après les témoignages que nous avons entendus, nous pouvons en déduire que de nombreuses façons ont été trouvées. À un moment où nous étions appelés aux fermetures, confinements et autres « distanciations », paradoxalement vous avez exploré et créé un nouveau cadre de charité fraternelle. Il y a eu tellement de pratiques de coresponsabilité et de leadership partagé, de nouvelles façons de se soutenir mutuellement, en utilisant les médias sociaux, les groupes WhatsApp, les réunions virtuelles via Zoom… J'oserais appeler ces expériences la communion des saints vécue au présent ! « Fratelli tutti », c'est ainsi que le pape François nomme la solidarité d'une communauté donnant l'impulsion aux êtres humains de se soutenir et de s'entraider en visant la fraternité universelle. De manière simple, nous l'avons pratiqué entre nous: Fratelli e Sorelle.


Quant au don de la communication, il était aussi manifeste. En effet, les médias sociaux sont devenus votre moyen de Télé-Mission, d'animation missionnaire, d'accompagnement, de formation Ad Gentes et de partage de l'Eucharistie. Sans vous exposer à des risques inutiles, vous avez pu atteindre les plus démunis et les aider dans leurs besoins fondamentaux. Beaucoup d'entre vous ont pu aider les personnes âgées, les immigrants et même proposer des services de microcrédit.


Comme il est arrivé pour diverses professions et dans divers domaines de services, nos activités missionnaires ont été affectées. Cependant, nous sommes reconnaissants du don de communication que l'Esprit nous a offert. Cela était évident dans les programmes de formation qui ont été ajustés dans nos centres de formation, à savoir au CFM et au TFCK. C'était évident dans les services généraux et les groupes locaux.


Afin de nous accompagner et de cheminer avec nous, le Conseil central a confié à Marie-Laure et à René de revisiter chaque Groupe local et de poursuivre l'écoute du partage de vos expériences. Chaque Groupe local sera contacté par eux en temps voulu.

Je conclus en citant des mots du pape François pour la Journée mondiale de la mission. « Cet appel provient du cœur de Dieu, de sa miséricorde qui interpelle tant l’Eglise que l’humanité, dans la crise mondiale actuelle. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement.

En préparant notre Centenaire sous la devise: « Courir le risque de la rencontre au service de l'Évangile », répondons à l'appel du Seigneur et ramons ensemble en nous soutenant, en nous encourageant et en nous réconfortant.


Roland Laneuville
Supérieur général


Pentecôte 2020

Bien chers amis,
 
Nous célébrons Pentecôte. Et nous célébrons Pentecôte alors que nous sommes blessés et que le monde est blessé par la pandémie. Oui, nous sommes blessés dans nos personnes, dans nos familles, dans notre santé. En fait, on peut dire que le monde vit et que nous vivons personnellement un véritable trauma. C’est un point. Blessés aussi dans nos communautés de vie, quelles qu’elles soient.
 
Les liens communautaires dans ce temps de pandémie sont fragilisés. Le confinement crée des distanciations physiques et psychologiques et nous sommes blessés aussi dans nos engagements, dans notre mission. Les bonnes nouvelles que nous tentons d’annoncer par nos vies, par nos témoignages, nos visites, nos prédications, nos engagements de toutes sortes sont limités ou carrément éliminés. Alors nous sommes vraiment blessés dans nos personnes, dans nos communautés, dans nos engagements.
 
Avec le psaume, ce matin, je priais :
"Et moi, humilié, meurtri, que ton salut, Dieu, me redresse." (Ps 68, 30)

Après le trauma du Vendredi Saint, c’est ainsi aussi que l’Esprit Saint a relevé Jésus d’entre les morts. C’est ce qu' on lit aujourd’hui. "Quand arriva le jour de la Pentecôte… leur apparurent des langues de feu... Tous furent remplis d’Esprit Saint… et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. " (Ac 2, 1-4) Don de l’esprit. Quel don? On parle de l’Esprit aux sept dons. Le don aux sept formes. Je m’en tiendrai pour ma part à trois dons seulement : pour nos personnes, pour nos communautés, pour notre mission. Et avec la flamme ou la langue de feu.

Pour nos personnes, ce que je demande, c’est la résilience. Un grand mot, un nouveau mot en quelque sorte. En fait, dans des situations traumatiques, et nous en vivons une, l’humain trouve des énergies pour rebondir. C’est ça la résilience. C’est ce que Boris Cyrulnik appelle lui-même la résilience. Créer en un sens le concept résilience pour le comportement humain. Ça s’appliquait au monde végétal, animal, mais il l’applique au monde humain. La résilience, c’est un don pour affronter les situations extrêmes. Il dit lui-même : « C’est comment reprendre un développement après une agonie psychique. » On peut penser à Jésus, comment l’Esprit lui a redonné vie. Le don de l’Esprit. Et pour nous aussi, on a besoin du don de résilience. C’est le premier don que je demande pour moi, pour nous, pour notre Société, pour nos communautés.

Au moment où on nous impose la distanciation, avec raison, nous avons besoin du don de solidarité. C’est le deuxième don que je demande à l’Esprit Saint pour nous. Quelle solidarité paradoxale quand on nous demande de nous tenir distants les uns des autres : garder la distance pour le bien commun, éviter les contacts, les voyages, éviter tout ce qui peut donner une chance au virus, tout ce qui peut répandre le virus. Dans les espaces que nous partageons, parfois réduits, maintenir aussi les distances et parfois, les tensions deviennent plus évidentes… Alors nos « inters » en communautés sont mis au défi. Donc, on a besoin du don de solidarité dans une situation comme celle-ci.

Le troisième don que je prie l’Esprit de nous envoyer, c’est le don de communication. Le don de communication, c’est pour la mission. Le don de résilience, c’est pour nos personnes après ou durant le trauma que nous vivons. Le don de solidarité, c’est pour nos cellules communautaires. Le don de communication, c’est pour nos engagements, nos missions qui sont limités. Notre mission en proximité se fait plus difficile. Nous avons donc à apprendre la télé-mission. Heureusement, on a toutes sortes de moyens, à partir du vieux téléphone, au courriel, au Zoom, au Facebook, au Facetime et tout. On en apprend des choses. En tout cas, moi j’en apprends. Apprenons la télé-mission. Que l’Esprit nous en fasse le don. C’est sûr que le virtuel est avec nous pour rester, même si la proximité est nécessaire et reviendra sûrement.

Comme disait l’auteur Jacques Julliard : « Avant la pandémie, nous vivions heureux et nous ne le savions pas. » Je pense que l’on ressent cela. Nous vivions heureux et nous ne le savions pas. Alors, maintenant, qu’est-ce qu’il faut dire ? On ne peut pas seulement dire : « Tout va bien aller. » Mais on dit : « Viens Esprit Saint. » Et selon la formule traditionnelle : « Viens Esprit Saint et renouvelle la face de la terre. »

Tout va bien aller, avec les dons de l’Esprit, avec la résilience, avec la solidarité, avec la communication. 

Bonne Pentecôte !


Roland Laneuville
Supérieur général

Pâques 2020


Quelles Joyeuses Pâques ?
En ce temps de la COVID 19, notre espérance est mise à l’épreuve. Je dis bien l’espérance car c’est de cette « petite » vertu dont nous avons besoin pour entrevoir la lumière au bout du tunnel que nous fait vivre ce petit virus.

À un journaliste qui lui demandait récemment s’il était optimiste sur la situation actuelle, le Pape François a répondu qu’il se posait la question en termes d’espérance et non pas d’optimisme. L’optimisme, disait-il, ça sonne creux, ça sonne mascarade. Pour ma part je partage cette façon de voir.

C’est donc avec espérance que je dis « Joyeuses Pâques » à tout le réseau de la Société des Missions-Étrangères. Je fais le souhait que la réalité du monde nouveau inauguré par la résurrection de Jésus se fasse sentir, avec la grâce de Dieu, dans la science, dans la solidarité et dans toutes les forces qui luttent contre la pandémie.

« Ça va bien aller » est un salut qui se propage actuellement dans nos foyers et sur les réseaux sociaux. Il rejoint mot pour mot celui de Julienne de Norwich que je découvre ces jours-ci : « All will be well ». En un temps qui connaissait de graves épidémies, le 15ième siècle, cette sainte semait des mots d’encouragement à ceux et celles qui venaient chercher du réconfort auprès d’elle dans sa cellule. Dans nos propres distanciations sociales et dans nos confinements, faisons résonner des mots d’espérance. Nos cellulaires et l’internet nous donnent pas mal plus de moyens que n’en avait Julienne pour être des semeurs d’espérance. Je veux l’être pour chacun et chacune de vous.
 
Joyeuses Pâques! Ça va bien aller! All will be well! Par la grâce de Dieu! 


Roland Laneuville
Supérieur général  
30 mai 2020