Le voyageur
Gilles Caron, 1977
1m x 0.80 m, huile
Mandala de style « néo-réaliste » américain des années 70
En toi je suis la route
la lumière du monde
Je suis ta vérité, ta beauté
ton identité profonde
Le cosmos tourne autour de moi
en toi
pour l'éternité...
Ce cycliste, ce pourrait être lhumanité marchant, jusquà nos jours, sur la route de lévolution, habitée par les trois grands mystères qui lont influencée et formée depuis des milliers dannées : le cosmos, lhumanité elle-même et la divinité.
Jean-Paul II a rappelé que « lhumanité reste toujours faite à limage de Dieu ». Nest-ce pas là dailleurs le fondement chez tout être humain de sa dignité et de son identité profonde ? Cette image de Dieu, cette présence mystérieuse de la divinité en lhumanité, je lai exprimée par la lumière qui fuse du centre de la peinture, au coeur du voyageur.
Tout cercle a un point central qui demeure invisible, mais qui est la raison dêtre, lorigine même du cercle. Ce point, pour moi, est un symbole graphique très valable de Dieu, origine et source de tout être.
Donc le point central, symbole de Dieu, est situé au coeur du voyageur qui avance vers nous avec, sur le dos, le poids de sa connaissance et de tout ce qui constitue sa science, son expérience, sa vie. Les bornes, les limites même du chemin sur lequel il avance, prennent leur origine dans son coeur et sélancent hors du tableau dans le cosmos...
Le voyageur avance vers nous, mais les taches blanches du pavé pointant vers son coeur indiquent que cest lui-même qui est au bout de son voyage ou plutôt Dieu en lui, même si le cycliste semble en être peu conscient et quil croit avancer par ses propres forces.
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