Solidarité / Comprendre notre monde

Chronique de solidarité internationale

UN MENSONGE, MÊME RÉPÉTÉ MILLE FOIS,
N'EST JAMAIS UNE VÉRITÉ

Existe-t-il un seul journaliste pour expliquer ce qui se passe au Venezuela ? Depuis des semaines, les médias rabâchent que la grève contre le président Hugo Chavez est menée par " l'opposition démocratique ". Qui sont ces démocrates ? Qui donc finance cette interminable grève ? D'où viennent les millions ?

La " Coordination démocratique " est formée des vieux partis corrompus, AD et COPEI, qui se relayaient le pouvoir depuis des décennies. Ils ont été rayés de la carte par un vote écrasant en faveur du populiste Hugo Chavez. Revanchards, ces partis, qui ont le monopole des cinq grandes chaînes de télévision privée et de neuf des dix grands journaux nationaux, réclament le départ du président constitutionnel. Derrière ces médias, les industriels du pétrole, qui veulent la privatisation de la compagnie Pétroles du Venezuela, ainsi que Carlos Ortega, de la Confédération des Travailleurs qui prétend parler au nom du peuple. Ortega s'est allié aux secteurs de l'establishment financier bafouant la volonté démocratique d'un peuple exprimée sans équivoque lors des élections. Sa conduite avait été durement condamnée par l'Organisation mondiale du travail pour avoir participé au putsch du 11 avril 2002. jour-là, le président Chavez avait été mis aux arrêts et un gouvernement putschiste installé. L'administration Bush s'était empressée de saluer les usurpateurs qui s'étaient rendus à Washington, quelque temps auparavant. Chavez devait reprendre son poste quelques jours plus tard sous la pression populaire. Son gouvernement s'oppose à la privatisation du pétrole et refuse d'intégrer la Zone de libre-échange américain, ce qui frustre souverainement les appétits impériaux.

Le peuple du Venezuela subit une agression violente, orchestrée par une campagne médiatique contre un gouvernement démocratiquement élu et nous en sommes totalement désinformés. Qui a dit que le monopole de la presse ne constituait pas une menace pour la démocratie ?

Claude Lacaille, p.m.é. le 18 janvier 2003
Cette chronique paraît dans la Gazette Populaire de Trois-Rivières
redaction@lagazettepopulaire.com

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