La Société des Missions-Étrangères / Nos destinations / Pérou

Vue de la ville de Pucallpa

On manquait de prêtres...
C’est à Pucallpa en Amazonie que nos missionnaires arrivaient en 1956 ; d’autres confrères s’installaient ensuite dans le diocèse de Ica, sur la côte du Pacifique. Puis des prêtres de Colombie et du Mexique sont venus partager notre apostolat. Les fruits de ce travail sont abondants : des écoles, des dispensaires, des coopératives de crédit, des centres pour jeunes, une librairie et dernièrement un séminaire pour candidats à la prêtrise. Les communautés chrétiennes de base, qui se sont multipliées parmi les appauvri(e)s, ont donné naissance à une Église jeune et dynamique. Des laïcs et des prêtres du Pérou s’associent maintenant avec nous pour la mission, tant en Amazonie qu’à l’étranger.

Des enfants de colons appauvris

L’Amazonie soumise à la dictature du marché
Notre arrivée en Amazonie est survenue au moment où s’intensifiait l’exploitation de la forêt. L’industrie forestière, principale source d’emplois, menace par ses récoltes intensives, l’existence même de la selva, la forêt amazonienne. Les peuples autochtones sont marginalisés et le respect de leurs droits bafoués. Dans les années 80, la violence terroriste exercée contre la population par le gouvernement et des groupes armés d’opposition a ouvert de profondes blessures. La culture de la coca destinée au marché mondial est aussi venue perturber la vie sociale des communautés. Les mines d’or et le pétrole ont attiré d’importants investissements dans la région, entraînant l’exploitation des travailleurs, le travail des enfants, des conditions de travail dégradantes, de la pollution... Des agences de voyage promeuvent maintenant un tourisme exotique dans ce territoire soi-disant vierge, créant un stress nouveau sur l’écosystème.

Évangéliser pour obtenir la liberté

Vers une Église plus péruvienne et plus solidaire
Les villes de la selva ont connu la croissance la plus grande du Pérou, d’où l’apparition de plusieurs quartiers populaires. Ceci a provoqué une pénurie de personnel : agents de pastorale, de communication, catéchètes ont dû être formés. Un autre défi est de garder bien vivante l’option prioritaire pour les appauvri(e)s, les petits agriculteurs et les peuples autochtones. La sauvegarde de la terre, le respect des droits personnels et collectifs, la reconnaissance des cultures autochtones, la défense des enfants travailleurs sont autant de manières pour nous de vivre en cohérence avec le message du christianisme et de l’annoncer.

En 2001, suite à la fuite de l’ex-président Fujimori au Japon, le gouvernement de transition à créé la Table de concertation de lutte contre la pauvreté. Dans la région de Pucallpa, un confrère représente les Églises de l’Amazonie à la Table régionale. Des missionnaires participent aussi au travail de la Commission de la vérité y la réconciliation destinée à faire la lumière et à déterminer les responsabilités des actes de violence terroriste et de violation des droits humains commis entre 1980 et 2000 par des organisations terroristes, que ce soit des groupes d’opposition ou encore à l’intérieur des Forces armées et de la police. Le Comité diocésain des droits humains recueille l’information des abus commis dans le vicariat de Pucallpa et un travail de conscientisation est réalisé dans les communautés chrétiennes et la population pour que la réconciliation nationale fasse vraiment partie de la vie quotidienne des citoyens et citoyennes.

CIRCONSCRIPTION DU PÉROU
pmelima@terra.com.pe

Boucher, Viateur (Lima) pmelima@terra.com.pe
Côté, Gérard (Pucallpa) gerardocote@terra.com.pe
Dubé, Floricien (Lima) sempuc@infonegocio.com.pe
Martin, Mgr Jean-Louis (Pucallpa) jeloma@terra.com.pe
Montpetit, Bertrand, prêtre associé de Montréal (Pucallpa) bertrandmontpetit@viabcp.com
Rousseau, Albert (Pucallpa)
Veillette, Lévis veillette@terra.com.pe
Veilleux, Gérald (Pucallpa) gveilleux@terra.com.pe
Villeneuve, Gaston (Pucallpa)