![]() |
![]() |
|
||||||||||||||
|
(Extrait de la revue de décembre 2006)
Une église incarnée
Yvan Bergeron a célébré son 80e anniversaire de naissance en avril dernier. Missionnaire à Cuba depuis 53 ans, il partage son expérience d’une Église incarnée dans le peuple, et ce, dans le contexte d’un régime communiste et athée.
M.H.C. : Dans quel contexte êtes-vous arrivé à Cuba en 1953? Le premier souvenir que je conserve de mon arrivée à Cuba est certainement celui de la chaleur étouffante qui y régnait et qui m’a littéralement saisi à la descente de l’avion. J’ai alors pensé : «Dis-moi pas que je vais vivre dans ce bain turc!» En fait, j’étais venu à Cuba en vue d’enseigner à notre collège de Colón (une ville d’environ 20 000 habitants à l’époque, située à 140 km de La Havane, dans la province de Matanzas). Ce collège avait été fondé à la fin des années 1940 par Mgr Marcel Gérin, p.m.é. C’était un établissement d’enseignement privé de niveau pré-universitaire. Il accueillait essentiellement une clientèle issue du milieu rural.
Comme je me destinais à enseigner les sciences, je me suis d’abord inscrit à l’université de La Havane pour obtenir une Licence en sciences physiques et en mathématiques. À cette époque, on commençait à entendre parler d’un certain Fidel Castro qui était étudiant en droit en même temps que moi à l’université. Tout en étudiant, j’ai commencé à faire du ministère chez les Frères des Écoles Chrétiennes et dans différentes paroisses de la campagne avoisinante. De fait, je n’aurai enseigné qu’une seule année, puisqu’en 1961 le régime Castro nationalisera toutes les écoles du pays et notre collège de Colón passera aux mains de l’État. << Cliquer ici pour le texte complet >>
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||