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Ça se passe en Chine

Jean-Paul II demande pardon pour les erreurs des catholiques en Chine et souhaite la normalisation des relations diplomatiques
« Hélas, l'histoire nous rappelle que l'action des membres de l’Église en Chine n'a pas été toujours exempte d'erreurs, fruit amer des limites de l'esprit et de l'agir humain, et elle a en outre été conditionnée par des situations difficiles, liées à des événements historiques complexes et à des intérêts politiques opposés". Il mentionne particulièrement "une certaine protection de la part des puissances politiques européennes... Je regrette profondément ces erreurs et ces limites du passé, et je suis désolé qu'elles aient généré chez beaucoup l'impression d'un manque de respect et d'estime de l’Église catholique pour le Peuple chinois, le conduisant à penser qu'elle était mue par des sentiments d'hostilité à l'égard de la Chine. Pour tout cela, je demande pardon et compréhension à ceux qui se sont sentis, d'une façon ou d'une autre, blessés par de telles formes d'action des chrétiens. L’Église ne doit pas avoir peur de la vérité historique et elle est disposée, avec une souffrance intime, à admettre les responsabilités de ses enfants... Ce n'est un mystère pour personne que le Saint-Siège, au nom de toute l’Église catholique, et, je crois, au bénéfice de toute l'humanité, souhaite l'ouverture d'un espace de dialogue grâce auquel, une fois surmontées les incompréhensions du passé, on puisse travailler ensemble pour le bien du Peuple chinois et pour la paix ans le monde. »

Réaction à Pékin
« La normalisation des relations apportera des bienfaits aux deux parties et beaucoup le reconnaîtront. Si la Chine veut arriver à la stabilité et résoudre les problèmes entre l’Église officielle et l’Église souterraine, il n'y a qu'un seul moyen, et il consiste à normaliser les relations. Il y a de bonnes espérances, non pas à court terme, mais sur une période plus longue. Le plus grand obstacle est le conservatisme de certains au Parti communiste. »
M. He Guanghu, vice-directeur du centre d’Études chrétiennes de l'académie des Sciences sociales de Pékin

« Du côté chinois, ce discours est étudié attentivement. La Chine a toujours voulu améliorer ses rapports avec le Vatican. Jusqu'à présent, la Chine a toujours souligné deux principes, qui restent toujours valables. Premièrement, le Vatican doit rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan, et reconnaître la République populaire de Chine comme seul représentant de toute la Chine. Taïwan est inséparable du territoire chinois. Deuxièmement, le Vatican ne doit pas profiter de la religion pour intervenir dans les affaires intérieures chinoises. »
M. Sun Yuxi, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères à Pékin

Tiré de l’agence du Vatican Zénith le 25 octobre 2001.
www.zenit.org/french/