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René Lapointe lors d'une rencontre de travailleurs et travailleuses
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Une pastorale pleine de questionnements
Cest en 1962 que nous sommes arrivés au Chili à la demande de lévêque de Temuco, ville située à 800 kilomètres au sud de la capitale Santiago. Le premier noyau, quelques confrères expulsés de Cuba, fut rejoint par des prêtres associés des diocèses de Chicoutimi et Trois-Rivières et par de jeunes prêtres issus du séminaire de Pont-Viau. Les missionnaires travailleraient en paroisses en tenant compte de la culture et de la réalité socio-économique du Chili, dans une zone à forte population autochtone Mapuche. Certains sinscrivirent dans des mouvements daction catholique : jeunesse ouvrière, jeunesse étudiante, professeurs, cursillos. Dautres sengagèrent à luniversité comme professeurs de sociologie.
Une immersion en quartiers populaires
Suite au Concile du Vatican, lÉglise de Temuco organisait un synode en 1970 pour aborder lévangélisation en tenant compte du fait que le pays était marqué par les inégalités et les injustices sociales. Notre groupe prenait conscience quon ne pouvait rester au Chili simplement pour suppléer au manque de prêtres. En 1973, notre action missionnaire était réévaluée : les confrères voulaient être présents dans les quartiers populaires de Santiago quils considéraient délaissés par lÉglise chilienne. En pleine dictature militaire, dans la ceinture des quartiers ouvriers de la capitale, une douzaine de confrères ont développé un projet commun et se sont insérés deux par deux dans différents quartiers pour susciter de petites communautés chrétiennes populaires passionnées de justice et de liberté.
En solidarité avec les victimes de la mondialisation
En 1991, alors que la restructuration de léconomie chilienne avait laissé sans terres des milliers de petits propriétaires de fermes au profit des compagnies exportatrices de fruits, les missionnaires ont répondu à lappel des évêques daccompagner les travailleurs et travailleuses saisonniers qui se déplacent sur des distances allant jusquà 1000 ou même 2000 kilomètres, sadonnant à des activités démondage, de sarclage ou de récolte, travail éreintant et sous-payé.
Deux laïques en provenance du Honduras et du Québec viennent enrichir léquipe de cinq prêtres alors que des laïques chiliens se préparent à partir aussi pour vivre la mission à létranger.
PETIT GROUPE MISSIONNAIRE AU CHILI
smechile@mi.cl
Bélec, Frank (Rancagua)
Lapointe, René (San Felipe) renlap@entelchile.net
Lemieux, Denis (Curicó) dlemieux@entelchile.net
Morin, Édouard-René (Santiago) edouard_morin@hotmail.com
Pavón, Fernando fpavon@esfera.cl
Veilleux, Marcel (Melipilla) marveilleux55@hotmail.com