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Enseigner à la faculté de sociologie de Phnom Penh
À la fin de l'année 2001, une organisation non gouvernementale italienne, New Humanity, me proposait un travail à la Royal University of Phnom Penh, au département de sociologie. Mise sur pied d'un département de sociologie Pendant des années, plusieurs professeurs, Italiens pour la plupart, y ont donné de nombreux cours et séminaires. Mais il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les standards internationaux d'une institution universitaire. Actuellement, les professeurs et les élèves doivent apprendre l'anglais ou le français pour avoir accès à une certaine qualité d'informations et à des contenus plus récents dans leur discipline. Il existe peu de ressources en khmer. Les conditions salariales des enseignants sont insuffisantes, obligeant ceux-ci à chercher d'autres sources de revenus et, par conséquent, à disposer de moins de temps pour préparer la matière d'enseignement. New Humanity m'a présenté les défis et les objectifs de développement concernant la faculté de sociologie de l'université étatique. Notre travail se fait en partenariat avec cette ONG italienne et les universités de Milan, Bologne et Gorizia, dans le but de consolider le domaine de la recherche et de la méthodologie et combler certaines lacunes.
Mes responsabilités La deuxième tâche consiste à épauler les professeurs dans la supervision des travaux de thèse des élèves de quatrième année de sociologie. Puisque ce processus est personnalisé, cela me permet de connaître chaque professeur et chaque élève en même temps. Nous avons de bons échanges sur nos expériences et moi, j'apprends à mieux connaître la réalité du pays, la langue et quelque chose d'encore plus important, l'histoire personnelle et unique de chacun.
La troisième tâche est de préparer le terrain de recherche avec les professeurs pour les élèves de troisième année d'université. Cette activité nous permet un contact direct avec le peuple. Nous découvrons non seulement les diverses facettes de la pauvreté et de l'injustice sociale, mais, en cernant mieux les problématiques, nous cherchons des solutions. Nous avons eu des contacts avec des conducteurs de taxi et moto, avec de jeunes travailleuses des fabriques internationales de vêtement et de textile, avec des travailleurs de la construction et des familles qui ramassent les ordures. Toutes ces personnes ont un point en commun : ce sont des migrants venus de la campagne qui se retrouvent en ville. En quatrième lieu, j'accompagne quelques professeurs dans la réalisation de travaux individuels de recherche avec la perspective non seulement de les publier mais de les vendre à diverses institutions. C'est une manière de promouvoir le département de sociologie, d'encourager son autonomie et de commencer la recherche de fonds. Je suis heureux dans la réalisation de cette mission
(1)René Ayala, est un anthropologue originaire de Bolivie. Il est associé avec son épouse Marie-Laure Joly, à la Société des Missions-Étrangères. Vous pouvez le joindre à ladresse suivante : ayaljo@yahoo.com
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