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Dieu est au milieu des squatters.
En octobre 2002, Ana, ma collègue péruvienne et moi, prenions le chemin de l'occupation de terre pour aller trouver notre petit coin afin de vivre notre nouveau projet. Graças a Deus, grâce à Dieu, on n'a pas eu besoin de se le bûcher, comme aurait dit mon père, la terre étant déjà déboisée par les premiers occupants. Mais on a eu presque à faire davantage... Bien oui, on a eu des démêlés avec des escrocs de toutes espèces, qui profitent de ces situations d'occupation pour essayer de faire un peu d'argent. Ils nous vendraient soi-disant le terrain, mais le lendemain, le véritable propriétaire arriverait pour régler les comptes. On l'a échappé belle deux fois grâce à l'amabilité des voisins qui ont su nous alerter du danger de transiger avec ces escrocs et qui nous ont, grâce à Dieu, présentées à un propriétaire honnête qui avait besoin de vendre à un prix raisonnable.. Un terrain, une maisonnette et des voisins en or.
On a donc commencé à y construire une petite maison de 3m x 5m. Tout est arrivé tellement vite! Dans le régime des invasions/occupations, tu deviens propriétaire d'un terrain le jour où tu construis ta maison. Alors dès le moment où on a mis un peu d'argent sur la table, il est devenu urgent de construire. Ça été toute une aventure. Deux jours d'attente pour les matériaux, puis quand nous les avons reçus, la pluie a commencé. Nous avons dû attendre et tenir compte de la température. Il a fallu dormir sous un "chapeau de paille", - un genre d'abri de fortune couvert avec de la paille de palmiers, - durant deux semaines, mais grâce à Dieu, l'essentiel est achevé et déjà je suis entrée avec le petit peu de mes affaires. Le beau de l'histoire, c'est de voir Dieu prendre soin de nous. Une fois la maison construite, j'étais un peu dans le doute de comment nous allions réussir à avoir un four à gaz, des chaudrons et tellement de petites choses qui, jusque là, étaient empruntées par-ci par-là mais que nous devrions posséder un jour. J'avais pris bien soin, au long du processus de naissance de ce projet depuis 1 ½ an, de ne pas me faire de trousseau; je comptais sur la bienveillance de Dieu. Il s'est une fois de plus manifesté clairement. Une journée que j'étais à partager ma préoccupation avec Ana, j'ai fait une liste des choses indispensables pour commencer et de celles qui seraient nécessaires par la suite. Nous étions sans le sou et ayant choisi de vivre pauvrement, nous résistions à aller demander à la Société. Nous avons remis ça dans les mains de Dieu. Peu à peu, un ami, un visiteur, une personne qui connaît quelqu'un qui nous connaît, etc. ont commencé à donner des choses. Peu avant le départ de Ana pour ses vacances au Pérou, son pays, nous avons pris conscience que tout ce dont nous avions de besoin sauf une chose, nous l'avions déjà reçu. Yé tu pas amoureux c'te Dieu là ??? Y prends-tu pas assez soin de nous autres ??? Des manifestations comme celle-là, j'en ai chaque jour et ceux avec qui je partage mon quotidien, mes voisins, vivent la même chose et en ont long à raconter. Chacun a son histoire pour en être arrivé là. Des histoires qui commencent et des histoires qui recommencent, toutes difficiles et touchantes. Et ils s'ouvrent à nous avec une telle confiance !
Noël des gens seuls. Une immense famille solidaire Plusieurs ont manifesté l'intérêt de faire des dons pour
participer au projet ou aider les gens qu'on aide. Super! Comment faire? Les chèques
doivent être faits au nom des "Missionnaires de Pont Viau" et, si vous le désirez,
vous pouvez spécifier que c'est pour la mission de Chantale Prévost ou que c'est
pour le Brésil, mais de toute façon, en donnant à la Société des Missions-Étrangères,
vous donnez pour moi et pour tant d'autres missionnaires à travers le monde, car
c'est la Société qui nous permet de vivre, de pouvoir aller en vacances dans notre
pays, etc…Pour vos dons, adressez-vous au
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