La Société des Missions-Étrangères / Nos destinations / Brésil

Hymne à la nature
par Édith Beaupré, missionnaire laïque associée (1)

Édith Beaupré impliquée auprès des jeunes

On ne voit plus la beauté de la nature. On ne se rend plus compte de sa force. La nature n’est plus valorisée. On préfère habiter en ville où le béton devient le seul paysage.

Vous le savez peut-être déjà, je suis originaire de la belle région de l’Abitibi-Témiscamingue, région où la nature est omniprésente comme une seconde peau. Lacs, rivières, forêts, animaux nous entourent, font partie de notre vie. Tellement qu’on n’en est plus épaté! C’est " normal ", sans intérêt. En arrivant ici, en Amazonie, j’ai vu et senti la beauté et la force de la nature d’une façon plus claire et consciente. Comme dans un miroir, l’Amazonie m’a parlé de ma belle région.

Mon premier regard sur le paysage vu du hublot de l’avion m’a émue pour différentes raisons. D'abord, j’arrivais dans le pays qui allait m’accueillir et m’y laisser partager quatre ans de ma vie. Puis cette forêt à perte de vue, avec des fleuves et des rivières qui comme des colliers de perles ne faisaient que rehausser la beauté du tableau. Oui, l’Amazonie, parée de ses plus beaux joyaux.

L’Amazonie, parée de ses plus beaux joyaux

Quelques mois après mon arrivée, lors de mes voyages avec Martin Laliberté p.m.é., curé de Caapiranga, je ne me suis jamais lassée de rester assise sur le devant du bateau afin de voir défiler sous mes yeux cette nature. Quelle beauté! Le vert prédomine passant d’un ton à l’autre. Les jours sans nuages peignent d’un bleu infini l'eau des fleuves et des rivières. Sans parler des millions de sons différents qui égaient notre journée, notre prière. Puis soudain, au milieu de ce vert, surgit un rose bonbon! Un arbre fleuri vient mettre une touche colorée dans ce paysage. Dieu est un artiste surprenant ! Une fois encore, je reste éblouie. Mes réflexions et mes prières naissent spontanément en moi devant ce que je vois. Monte en moi une bouffée d’amour inexplicable pour notre Père, notre Créateur.

L’INFINI BLEU

L’immensité du ciel rejoint les profondeurs de la mer
Dans une rencontre inattendue, inexplicable

Le reflet vivant sur l’eau calme
Me laisse sans voix
Il me révèle ma petitesse
Dans ce bleu infini

La beauté de cette immensité
Me parle de Dieu dans un miroir
Son amour créateur
Me dit qui je suis

(1) Edith a été missionnaire à Caapiranga, au Brésil de 1998 à 2001.